Histoire

Qui est la « Hyène de la Gestap » ?

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Championne sportive puis collabo : tel est le parcours atypique de la Française Violette Morris, surnommée “la Hyène de la Gestap”.
Au-delà de sa trahison envers la France, c’est son statut de femme marginale qui a fait d’elle un des personnages les plus étranges de la Seconde Guerre mondiale.

Une femme peu ordinaire

Née Émilie Paule Marie Violette Morris, à Paris, en 1893, Violette Morris est la fille d’un baron capitaine de cavalerie et d’une mère d’origine palestinienne.
Après une éducation stricte, dispensée au couvent de l’Assomption de Huy, la jeune Violette devient ambulancière sur le front de la Somme et estafette sur celui de Verdun.

Durant cette période, la jeune fille est mariée (1914) à Cyprien Gouraud mais finit par divorcer en 1923.
Dès lors, elle commence à assumer publiquement sa bisexualité en se grimant en homme.

Il faut dire que Violette Morris est une sportive confirmée, au physique impressionnant (1,66 m et 68 kilos).
Ses sports de prédilection sont, de même, incroyablement variés.
Boxe, water-polo, cyclisme, javelot, athlétisme, rallyes automobiles : pas une discipline ne semble échapper à cette femme pleine d’ambition qui remporte de multiples championnats de France.

Néanmoins, son accoutrement dérange et la Fédération française sportive féminine lui refuse sa licence pour les Jeux olympiques (1928).
Alors pleine d’aigreur et d’inimitié à l’égard des institutions, Violette Morris semble amorcer un sinistre virage.

Le basculement

Après avoir perdu le procès qu’elle avait intenté envers la Fédération française sportive féminine (1930), la vigoureuse athlète décide tout de même de se rendre aux Jeux olympiques de 1936, en tant que spectatrice.
C’est à Berlin qu’elle est pour la première fois approchée par des cadres nazis.
Ce contact est réactivé en 1940, au moment de l’occupation allemande.

Violette Morris fait ainsi le choix de la collaboration et se charge d’extorquer des informations à des résistances françaises, en faisant principalement usage de la torture. La “Hyène de la Gestap” était née.

Progressivement mise à la tête d’un réseau de contre-espionnage, chargé de neutraliser le SOE anglais, Violette Morris monte en grade et s’expose à des représailles de la part des résistants.
Le 26 avril 1944, la sanction ne se fait plus attendre : le maquis normand Surcouf abat la “Hyène” au volant de son automobile, dans les environs de Lieurey.

La fin d’une vie peu banale.

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