Histoire

Qui fut vraiment Raspoutine ?

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Personnage à l’aura légendaire, Raspoutine symbolise à lui seul les temps troublés qui ont précédé la révolution d’Octobre. Ce “mystique errant”, introduit à la cour du Tsar, a en effet donné naissance à de nombreuses rumeurs et autres fantasmes ; à la fois du fait de son apparence et des paroles qu’il a prononcées de son vivant.

Un homme bien mystérieux
Né probablement en 1869, dans les confins de la Sibérie, Grigori Efimovitch Novykh connaît une jeunesse pour le moins énigmatique.

Peu de données existent, en effet, pour démêler les faits de la légende écrite à son sujet.

Il semble néanmoins avéré que, depuis très tôt, le jeune paysan Grigori ait montré un attrait prononcé pour le christianisme orthodoxe et sa mystique.

Il est même probable qu’il ait momentanément appartenu à la secte des khlysts (“les flagellants”, en russe) dont les pratiques pour le moins extrêmes se rapprochaient du catharisme.

Toutefois, bien que versé dans les expériences occultes, celui qui sera plus tard surnommé “Raspoutine” (le “débauché”) n’était pas un moine reconnu par le clergé orthodoxe de l’époque.

D’ailleurs, l’homme lui-même préférait se présenter comme un “guérisseur” ou un “homme spirituel”, plutôt que comme simple moine. Ainsi, après s’être marié et avoir fondé une famille à l’âge de vingt ans, Raspoutine décide de faire un pèlerinage au mont Athos ( un mont grec, sacré dans la tradition orthodoxe), avant de prendre le chemin de Saint-Pétersbourg en 1903.

Dès lors, quand il rencontre pour la première fois la famille impériale (1905), Raspoutine est déjà auréolé d’une flatteuse réputation de voyant et de guérisseur, maîtrisant les arcanes de la mystique.

Ascension et fin tragique
Trois ans après sa première rencontre avec les Romanov, Raspoutine est sollicité pour ses qualités de guérisseur. Très habile, le mystique errant parvient à neutraliser les crises d’hémophilie qui secouent le jeune prince Alexis. De cette prouesse naît une confiance aveugle chez la tsarine Alexandra, qui le considère alors comme un “envoyé de Dieu”.

Raspoutine ne tarde pas à jouir des fruits de cette renommée, mais d’une manière bien peu “orthodoxe”.
Particulièrement ému par les plaisirs de la chair, le désormais conseiller du Tsar organise, en effet, de véritables orgies dans lesquelles il entraîne des jeunes femmes de la cour.

Ce mode de vie dissolu agace grandement l’entourage de la famille royale qui perçoit alors Raspoutine comme un “affabulateur” qui manipule la famille royale. Plus grave encore, en plus d’avoir de nombreuses maîtresses, Raspoutine a aussi un droit de regard sur les affaires militaires et politique de l’empire.

Cette influence grandissante finit par déclencher une riposte impitoyable de la part de plusieurs membres de la famille impériale.

Le 29 décembre 1916, alors qu’il participe à un banquet, Raspoutine est empoisonné au cyanure. Malgré tout, l’homme résiste au poison et, à la surprise générale, continue à se restaurer. Ses meurtriers décident alors de lui tirer dessus à trois reprises, mais là encore, Raspoutine réussit à s’échapper.
C’est finalement après avoir été jeté dans de l’eau glacée que Raspoutine finit par succomber, des suites d’une noyade.

Cette résistance aux sévices ne fait que renforcer la légende qui se crée autour du personnage, d’autant que quelques mois plus tard, la famille impériale est renversée par les bolchéviks … comme l’avait annoncé Raspoutine, en ces termes :

Je mourrai dans des souffrances atroces. Après ma mort, mon corps n’aura point de repos. Puis tu perdras ta couronne. Toi et ton fils vous serez massacrés ainsi que toute la famille. Après, le déluge terrible passera sur la Russie.

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