Culture Générale

Quelle fut la première grève de l’Histoire ?

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Avant de pouvoir répondre à cette question il faut nous interroger sur ce qu’est une grève. On peut la définir comme une action collective consistant en une cessation concertée du travail par ceux qui l’éxecutent. Cette action visant à appuyer des revendications.

Compte tenu de cette définition, il semble que la plus ancienne grève, le plus ancien mouvement de travailleurs de l’Histoire, eut lieu en Egypte. Il s’agit de la révolte d’ouvriers construisant la pyramide de Khéops vers 2558 av. J.-C. D’après l’historien grec Hérodote les artisans qui participaient à cette construction recevaient une partie de leur salaire en ail. Ils recevaient également une ration quotidienne de cette plante dans le but d’améliorer leurs performances physiques et de renforcer leurs défenses immunitaires. Depuis l’Antiquité les vertus médicinales de l’ail étaient en effet connues. Mais un jour cette ration quotidienne fut supprimée. Les artisans se mirent alors en grève. Des travailleurs arrêtèrent de travailler pour la toute première fois !

Le deuxième épisode de grève connu dans l’Histoire est celui des ouvriers de Deir-el-Medineh construisant, toujours en Egypte, les monuments de la Vallée des rois, employés par Ramsès III en 1166 av. J.-C. Cet épisode est mentionné dans le Papyrus de la Grève se trouvant au Musée égyptien de Turin en Italie. Le scribe Amennakht qui travaillait avec les ouvriers de la nécropole royale dans la Vallée des rois relate la chose suivante: les artisans en charge de la construction du tombeau du pharaon se mirent en grève pour protester contre le retard de ravitaillement de différents produits qui leur étaient indispensables: de la farine, et de l’huile. A l’époque pour salaires, ces artisans percevaient des rations de nourriture : des miches de pain, des mesures de bière, en quantités fixées selon le métier et la fonction de chacun; et même des sacs de céréales pour les contre-maîtres et les scribes. Ils percevaient donc également de l’huile et de la farine.

Pour faire connaitre leur insatisfaction, les ouvriers s’arrêtèrent de travailler et bloquèrent par leur présence physique l’activité de bâtiments administratifs et de temples. Amennakht écrit « si nous en sommes arrivés à ce point, c’est à cause de la faim et de la soif ; il n’y a plus de vêtements, ni d’onguents, ni de poissons, ni de légumes; écrivez au pharaon, notre bon seigneur, à ce propos, et écrivez au Vizir, notre supérieur, pour que les provisions nous soient données ».

Ils demandèrent donc au Vizir de présenter leurs revendications au Pharaon et eurent après de nombreuses péripéties, gain de cause. Ils reprirent ensuite le travail.

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