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Pourquoi faut-il patienter en cas de trou de mémoire ?

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Il vous est sûrement arrivé de chercher en vain un souvenir ancré au fond de votre mémoire, sans parvenir à le retrouver, malgré vos efforts. Selon une récente étude japonaise, il suffirait peut-être de patienter un peu pour vous rappeler l’information tant sollicitée quelques heures plus tôt.

Les trous de mémoire des souris

Des scientifiques japonais viennent de publier une étude, dans laquelle ils ont cherché à mieux comprendre les mécanismes de l’oubli et de la récupération de la mémoire.

Pour cela, les chercheurs ont soumis des souris à un test d’apprentissage. Dans un premier temps, ils les ont laissées se familiariser avec un objet. Puis ils l’ont retiré, pour le réintroduire au bout de quelque temps.

Les souris avaient alors tendance à moins toucher l’objet, preuve qu’elles le reconnaissaient. L’expérience a été répétée avec des souris dont l’organisme était en partie dépourvu de BMAL1, une protéine jouant un rôle dans la régulation de l’horloge interne. Ces souris déficientes avaient plus de mal à reconnaître l’objet.

Par ailleurs, le niveau de cette protéine dans l’organisme varie en fonction du moment de la journée. Les chercheurs ont ainsi observé qu’en fin de journée, où le niveau de cette protéine est plus élevé, les souris, dans leur ensemble, se souvenaient mieux d’un objet que le matin, où cette protéine est en plus faible quantité.

Une application à l’homme?

Le rôle de cette protéine conduit les chercheurs à penser que les mécanismes de notre horloge interne influeraient bien sur le fonctionnement de la mémoire, et donc sur la récupération de l’oubli.

Dans la logique de cette découverte, la communauté scientifique n’exclut pas que, mieux connu, le rôle de la BMAL1 dans ces mécanismes mémoriels pourrait ouvrir des voies prometteuses dans le traitement de certaines pathologies, comme la maladie d’Alzheimer.

Encore faut-il rappeler qu’il existe plusieurs sortes de trous de mémoire. Quand ils se manifestent, il est parfois difficile de savoir s’ils expriment un véritable oubli ou s’ils viennent d’une connaissance jamais acquise. Cette récente étude japonaise permet de mieux distinguer ces défaillances de la mémoire et de mieux les comprendre.

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