Santé

Comment faire don de ses bactéries à ses amis lors de son anniversaire ?

anniversaire

C’est assez simple, il suffit de souffler sur le gâteau. Des chercheurs américains ont ainsi mené une expérience dont le résultat est édifiant : en soufflant sur un gâteau d’anniversaire pour éteindre les bougies, le souffle humain recouvre la pâtisserie de 1400 % plus de bactéries qu’une pâtisserie sur laquelle personne n’a soufflé.

Les scientifiques précisent que l’analyse du glaçage du gâteau au-dessus duquel on a soufflé montre que non seulement il contient 14 fois plus de bactéries, mais que la gamme de ces bactéries est 100 fois plus importante.

Alors bien sûr il ne faut pas s’alarmer car vous le savez les bactéries ne sont pas dangereuses en tant que telles. Elles font partie de notre vie et sont présentes lors de tous contacts humains. Mais il est intéressant de savoir dans quelle proportion ce geste anodin de souffler sur un gâteau augmente leur nombre et leur nature.

A propos de souffler les bougies d’un gâteau vous souvenez-vous du podcast dans lequel je vous parlais de l’origine de cette tradition ? Pour ceux qui l’ont raté voici un résumé.

Cette tradition remonte à l’antiquité grecque. À cette époque on se devait d’honorer Artémis  lorsque l’on fêtait son anniversaire. Artémis est dans la mythologie grecque la déesse de la chasse et une des déesses associées à la Lune. Pour lui rendre honneur, les grecs avaient pour coutume de préparer un gâteau au miel, rond, évoquant la Lune. Et afin d’imiter la lueur de l’astre, ils plaçaient des cierges tout autour. Ainsi après s’être agenouillé devant le gâteau et les cierges, il était de coutume d’adresser à la Lune une prière puis de souffler sur les bougies.
La tradition des bougies lors des anniversaires a donc une origine paienne.
Et c’est cette origine païenne qui explique que cette tradition fut rejetée par les premiers chrétiens dès le 4eme siècle.
La célébration des anniversaires devint alors plus rare et encore plus durant le Moyen Âge. L’Église catholique y est hostile, la naissance rappelant le péché originel. Elle préfère promouvoir la fête du « saint patron » correspondant à son prénom de baptême.
Ce rituel du gâteau d’anniversaire aux bougies revint en Allemagne au XIIIe, pour les “kinderfeste”, considérés comme les premiers goûters d’anniversaire.

En France il faudra attendre le XVIIIe siècle. D’après l’historien Montandon, cette fête marque “la reconnaissance du moi et la valorisation de l’individualité”. L’on doit distinguer désormais la fête de son jour de naissance et celle de son saint. Au XIXe siècle la fête d’anniversaire du jour de naissance gagne l’Occident tout entier.


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