Santé

D’où vient la peur des araignées ?

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La phobie des araignées est très handicapante pour les personnes qui en souffrent. Pourtant elle semble complètement irrationnelle en raison de l’absence de réel danger, du moins en Europe. Aussi interrogeons-nous sur les facteurs responsables de l’arachnophobie ?

Une étude publiée en octobre dernier lève le voile sur ce mystère. La peur des araignées est génétique. Les chercheurs impliqués dans cette découverte ont travaillé avec des bébés âgés de 6 mois. Ces derniers visionnaient différentes séries de photos qui alternaient des fleurs avec des araignées ou des poissons avec des serpents. Pour quantifier le degré d’angoisse généré par ces clichés, la dilatation de la pupille de l’œil était mesurée.

Les résultats furent très probants. La vision d’une araignée, et dans une moindre mesure d’un serpent, entraînait une forte dilatation de la pupille des bébés. Cette modification physique de l’œil est la conséquence d’un stress important déclenché par le système nerveux sympathique.

Or les enfants, âgés de 6 mois, n’ont pu acquérir durant leur jeune existence les connaissances nécessaires pour identifier la dangerosité de l’animal. Et de manière intéressante, l’image d’un ours ou d’un rhinocéros, mammifères potentiellement mortels pour l’homme, n’induit pas de réaction de peur chez les bébés testés. La neuroscientifique responsable de cette étude, a une hypothèse pour expliquer cette différence. À la préhistoire, la promiscuité entre l’homme et les arachnides était forte, comparée à celle avec les ours, aussi le risque de succomber à une piqure d’araignées était important. Pour préserver leur espèce, les ancêtres de l’homo sapiens ont développé un réflexe inné. En présence d’une araignée, le cerveau était, et est toujours conditionné à identifier l’insecte comme un danger potentiel pour fuir.

La peur de l’araignée s’est ainsi transmise au cours des siècles par hérédité et aujourd’hui encore, près de 40 % des individus dans le monde souffrent d’arachnophobie à des degrés divers. Dans les cas les plus graves, il existe des méthodes pour lutter contre cette peur. La thérapie cognitivo-comportementale offre de bons résultats de guérison. Cette méthode est basée sur une désensibilisation du patient. Au fil des séances, il prend conscience que les araignées ne représentent pas un danger.

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