Histoire

D’où Casanova s’est-il échappé ?

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Très connu pour ses habitudes de grand séducteur, le Vénitien Giacomo Casanova s’est également illustré au cours d’une évasion mémorable.

En effet, incarcéré à Venise, dans une prison réputée inviolable – la prison des Plombs – le libertin controversé parvint à s’enfuir astucieusement pour se faire, du même coup, un nom dans toute l’Europe.

Un homme sous surveillance

Né en 1725, dans la République de Venise, Giacomo Girolamo Casanova est une des figures les plus excentriques du XVIIIe siècle.

En effet, cet homme qui mena une vie d’aventurier, – après avoir étudié des domaines aussi pointus que le droit, la philosophie, les mathématiques et la chimie – fut surtout connu pour ses activités de grand séducteur.

Consigné dans son œuvre autobiographie intitulée “Histoire de ma vie”, son parcours hors du commun semble être jalonné par la conquête invraisemblable de 142 femmes. Avant d’être relatées dans ses mémoires, ces aventures ont, bien entendu, défrayé la chronique au sein de la société vénitienne de son époque.

Ainsi, après avoir consommé une passion adultérine avec l’épouse d’un notable – en plus d’avoir eu une aventure avec une nonne – l’insatiable libertin est cueilli au réveil par une trentaine d’archers venus l’arrêter, le 26 juillet 1755.

Inculpé pour libertinage – mais aussi pour escroquerie, athéisme et occultisme (l’homme était franc-maçon) – Casanova est finalement enfermé dans la prison des Plombs, située dans les combles du palais des Doges.

Un lieu hautement surveillé de la Sérénissime et réputé inviolable.

Une évasion pleine de malice

Incarcéré dans une prison très inconfortable – les plaques de métal noir qui recouvrent les toits rendent les cachots très chauds en été et très froids en hiver – Casanova n’a rapidement qu’un seul objectif : celui de s’évader.

Après qu’il ait trouvé un verrou lors d’une promenade, le libertin pense enfin toucher au but, alors qu’il se sert de cette lime de fortune comme d’un outil pour creuser dans le plancher de sa cellule.

Toutefois, l’entreprise est fastidieuse (il y a 4 épaisses planches de bois à limer) et Lorenzo – son geôlier – s’aperçoit de sa manœuvre. Casanova doit donc changer de cellule, en plus d’être doublement surveillé.

Malgré tout, il en faut plus pour décourager l’aventurier, lequel réussit à corrompre son geôlier pour entrer en contact avec l’abbé Balbi, son voisin de cellule. Guidé par son astucieux codétenu, l’abbé perce patiemment le plafond de sa geôle ainsi que le mur qui le sépare du cachot voisin.

L’évasion finale a finalement lieu au cours de la nuit de la Toussaint (le 31 octobre 1756), alors que Lorenzo a pris une journée de congé.

Ainsi, après avoir grimpé sur les toits, les deux hommes se faufilent dans plusieurs pièces et escaliers avant de sauter discrètement dans une gondole, au petit matin.

Aux yeux du peuple, plus qu’un vil libertin, Casanova est désormais un ingénieux personnage.

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