Culture Générale

Pourquoi dit-on des “profiteroles” et un “perfecto” ?

profiteroles perfecto

S'abonner au podcast
Commençons par la pâtisserie. Comment expliquer l’origine de ce nom étrange, “profiteroles” ? Il ne date pas d’hier. On doit cette appellation à une tradition du 16ème siècle.

A cette époque, on pouvait récompenser des domestiques en leur offrant de la nourriture. Parmi les aliments ou petits plats qui pouvaient être ainsi donnés, une petite boule de pâte cuite sous la cendre, puis trempée dans un bouillon. Ce « petit profit » était alors nommé «profiterole». On retrouve le terme sous la plume de Rabelais dans Pantagruel: « la profiterole des indulgences ».

Ensuite la recette a évolué. Au siècle suivant déjà la profiterole est faite d’une boule de pain fourrée à la viande et plongée dans une soupe. En 1690, elle est officiellement définie comme un « petit pain évidé, farci de morceaux délicats, tels que les abats et cuit en potage ».

Mais une invention changea tout: la pâte à choux. Le cuisinier de la reine Catherine de Médicis eut l’idée de créer un gâteau à partir d’une « pâte à chaud » qu’il avait lui même mise au point. Au XVIIIème siècle, la « pâte à chaud » est rebaptisée « pâte à choux ». Tous les pâtissiers reprennent cette pâte, dont le célèbre pâtissier Antonin Carême, à cheval sur le 18ème et le 19ème siècle. C’est lui qui modifia totalement la composition de la profiterole en imaginant de délicieuses chouquettes farcies à la pâte à chou.

En revanche, on ignore encore aujourd’hui qui eut l’idée le premier de recouvrir les profiteroles de chocolat chaud ou de les garnir de glace.

Ensuite attaquons-nous au “Perfecto” ce blouson en cuir associé aux motards. Il date des années 1920 à New York et fut créé par la firme Schott alors propriétaire de la marque déposée Perfecto, en référence à un modèle de cigare, notamment cubain, prisé par Irving Schott, patron de la société.

Ce modèle fut créé pour répondre à une commande d’un concessionnaire Harley-Davidson qui voulait un blouson résistant pour le motard en cas de chute. Son prix à l’époque: 5,50 $.

A noter que les Perfecto répondent à un cahier des charges très précis: une fermeture croisée à fermeture à glissière décalée sur le devant, des pressions permettent de rabattre le col, des zips aux poignets, et une ceinture. Au départ le Perfecto ne pouvait être qu’en cuir de cheval. Aujourd’hui il en existe aussi en taureau et en vachette.

Commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Facebook

Newsletter

To Top

Le livre des 500 Choses à Savoir absolument est disponible !

livre