Histoire

Comment une simple interview fit tomber Klaus Barbie ?

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Surnommé “le boucher de Lyon”, l’Allemand Klaus Barbie était le chef de la Gestapo en France, durant l’Occupation. Réfugié en Bolivie – sous un autre nom – peu après l’armistice, ce criminel nazi avait réussi à échapper à la Commission des Nations Unies des Alliés… jusqu’à ce qu’il se fasse piéger, au cours d’une interview a priori banale.

Un criminel en cavale

En 1971, la Seconde Guerre mondiale est terminée depuis longtemps, mais la chasse aux nazis – elle – continue bel et bien.

C’est au cours de cette année précise que la militante allemande Beate Klarsfeld réussit à identifier l’ancien chef de la Gestapo, Klaus Barbie.

Localisé en Bolivie, celui qu’on surnommait “le boucher de Lyon” avait été exfiltré sous le pseudonyme de Klaus Altmann, puis s’était reconverti dans l’exploitation de bois et le commerce maritime.

Condamné deux fois par contumace – pour avoir déporte des centaines de Juifs (surtout des enfants) durant l’Occupation – ce criminel de guerre devait, néanmoins, être piégé, avant de pouvoir être capturé, puis jugé par des autorités compétentes.

Une interview malicieuse

Espionné à distance, Klaus Barbie n’est approché que le 3 janvier 1972, par une équipe de journalistes souhaitant l’interviewer.

Parmi eux, Ladislas de Hoyos a un plan pour piéger l’Allemand, dans les locaux du ministère de l’Intérieur bolivien.

En effet, alors que Klaus Altmann nie être Barbie et prétend ne pas savoir parler français, le journaliste de TF1 démarre innocemment l’interview en espagnol… avant de, soudain, basculer en allemand… pour conclure sur une question formulée en français : “Mais n’êtes-vous jamais allé à Lyon ?”

Déstabilisé, celui qui s’avère être Barbie bredouille quelques mots dans la langue de Molière et laisse même l’empreinte digitale de son pouce sur une photo de Jean Moulin que lui avait tendu le journaliste.

Littéralement pris aux piège devant des caméras, Klaus Barbie ne sera tout de fois extradé qu’une dizaine d’années plus tard, lorsque la Bolivie – sous l’impulsion d’un gouvernement plus démocratique – acceptera de coopérer avec la France

Arrêté le 25 janvier 1983, Klaus Barbie sera alors déféré à la cours d’Assises du Rhône quatre ans plus tard, avant d’être retenu coupable de “crimes contre l’humanité”.

Condamné à la prison à vie, il rendra finalement l’âme en prison, en 1991.

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