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Comment transformer un chat en téléphone ?

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En 1929, deux scientifiques américains se servent d’un chat pour améliorer leurs connaissances sur le nerf auditif. Cruelles mais fructueuses, ces expériences permettent de mieux appréhender le comportement du son et débouchent sur la mise au point de certains types d’aides auditives.

Le nerf auditif du chat

Le sujet d’étude des deux scientifiques est le nerf auditif, et la manière dont il perçoit le son. Pour démontrer leurs théories, ils utilisent un chat, préalablement endormi. Pour atteindre le nerf auditif, qui les intéresse, ils lui enlèvent une partie du crâne.

Une fois mis en évidence, le nerf de l’animal est relié, au moyen d’électrodes, à un amplificateur, lui-même placé dans une pièce assez éloignée. Dans cet endroit insonorisé, l’amplificateur est relié à un récepteur téléphonique.

L’un des deux savants parle alors dans l’oreille du chat. Décrochant le récepteur, son collègue perçoit des sons très clairs. Quand l’un parle plus fort, l’autre entend un son plus puissant. L’intensité du son est donc bien répercutée par le nerf auditif.

Pour démontrer que c’est bien le nerf auditif qui transmet le son, les deux chercheurs placent les électrodes sur une autre partie du cerveau de l’animal. Rien ne se produit.

Aucun son ne parvient non plus au récepteur téléphonique quand ils bloquent la circulation sanguine du cerveau ou même quand ils tuent le malheureux animal. Les résultats de leurs expériences valent aux deux scientifiques une distinction enviée.

Des applications concrètes

La cruauté du traitement réservée au chat-cobaye suscite une polémique et limite, dans un premier temps, la portée de ces expériences.

Ces recherches sur le nerf auditif ont pourtant contribué à la mise au point des premiers implants cochléaires. Ces aides auditives sont destinées aux personnes souffrant d’une surdité bilatérale assez profonde.

Travaillant, durant la Seconde Guerre mondiale, à une amélioration du fonctionnement des sous-marins, l’un des deux chercheurs eut également l’occasion de mettre à profit ses connaissances sur le son.

Et c’est fort de ses expériences sur le nerf auditif qu’il put démontrer que les personnes ayant des dispositions musicales étaient les opérateurs de sonar les plus qualifiés. Et cela quel que soit l’instrument dont ils jouaient.

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