Santé

Comment donner son corps à la science ?

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Chaque année, 2 500 Français en moyenne donnent leur corps à la science. Cette démarche altruiste nécessite toutefois des démarches administratives et contrairement aux idées reçues, ce don est facturé au défunt ou à sa famille.

D’abord il faut savoir que depuis la loi du 22 décembre 1976, chacun est considéré comme donneur d’organes ou de tissus. Le prélèvement post-mortem peut être réalisé même sans l’accord de la personne. Toutefois, il est possible d’exprimer son refus de son vivant. Dans la pratique, le médecin demande systématiquement l’autorisation de prélever les organes à la famille après le décès d’un proche.

Mais attention ! Le don de son corps à la science n’entre pas dans le cadre de la loi du 22 décembre 1976. En France, environ 600 000 décès sont comptabilisés, seulement 0,4% des personnes décédées font le choix d’offrir leur dépouille à la science. Cette décision doit être prise ante-mortem par la personne concernée par le don et des démarches administratives sont obligatoires. Une déclaration datée et signée doit être envoyée à l’un des 28 centres de don français. À la réception du document, le centre envoie un questionnaire ainsi qu’une carte de donneur. Cette carte doit être conservée en permanence sur soi.

Tout le monde n’est pas apte à donner son corps. Certaines maladies comme le SIDA ou une hépatite sont incompatibles avec cette démarche en raison des risques de contaminations. De plus, le temps de transfert entre le lieu du décès et le centre ne doit pas excéder 48 heures. Une fois récupéré, le corps peut être conservé pendant une durée comprise entre 3 et 6 mois. Les étudiants en médecine se servent de ces corps pour apprendre les gestes nécessaires à l’exercice de leur future profession.

Donner son corps à la science n’est pas un acte gratuit. De nombreux frais restent à la charge du défunt ou de sa famille. Le transport mortuaire du lieu du décès au centre de don est facturé. Des frais annexés peuvent également être appliqués par certaines facultés de médecine. Pour l’université Paris-Descartes, la prise en charge du corps est gratuite mais à Nice, le montant demandé s’élève à 1 500 euros.

Confier son corps à la science est un geste altruiste, mais cette démarche peut heurter la famille proche du défunt pour des raisons religieuses ou par peur de ne pas avoir de lieu de recueillement pour honorer le mort. Aussi, avant d’entamer le processus, il est souhaitable de parler à ses proches de son désir d’offrir son corps à la science.

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