Culture Générale

Pourquoi les boites noires ne sont-elles pas noires ?

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Dans un avion une boîte noire enregistre des informations liées au vol dont l’analyse permettra en cas d’incident d’en savoir davantage sur les circonstances de sa survenue.

Il en existe de deux types: les enregistreurs dits “phoniques” qui enregistrent les conversations du cockpit, et les enregistreurs de paramètres qui enregistrent les données de vol comme la trajectoire, l’altitude, la pression intérieure ou la vitesse.

Elles sont placées à l’arrière de l’avion, là où en cas de crash elles ont le plus de chance d’être intactes. Toutes deux sont en acier ou en titane et peuvent résister à une température de 1100 °C pendant une heure et supporter la pression de l’eau à 6 000 mètres sous la surface. De nos jours le coût d’une boite noire dépasse les 10.000 euros.

Mais contrairement à ce que leur nom laisse penser, ces boites sont de couleur vive, orange ou rouge avec des bandes blanches réfléchissantes. Si elles ne sont pas noires c’est tout simplement pour qu’elles puissent être plus facilement repérées après un crash.

Dans ce cas pourquoi donc les avoir nommées “boites noires” ?

Les tout premiers enregistreurs de vol, dans les années 1930, appelés des « hussenographes » (du nom de leur inventeur Francois Hussenot) étaient basés sur des photographies. Ainsi les indications des instruments de vol étaient projetées sur une pellicule photographique par un jeu de miroirs. Or les pellicules étaient photosensibles. Elles devaient être enfermées dans une chambre noire, aussi appelée « boîte noire ». Et le nom est resté.

En France c’est le Bureau d’enquêtes et d’analyses qui est chargé de l’analyse de ces boites. Dans certains cas on peut les mettre dans un simulateur et ainsi visualiser la totalité du vol jusqu’à l’incident. Quand elles sont exploitables, les boîtes noires permettent d’expliquer près de 90 % des accidents.

Mais le problème est que dans certains cas soit les boites ne sont pas retrouvées soit les données sont inexploitabes. Suite à la disparition du Vol 370 Malaysia Airlines, certains ont remis en cause les boites comme moyens physiques d’enregistrement. Au vu des avancées technologiques ils appellent à remplacer ces systèmes par un enregistrement en direct des données et leur envoi simultané vers le sol.

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