Histoire

A quoi servaient les “briques de raisins” durant la Prohibition ?

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Période maintes fois traitée par le cinéma, la Prohibition a vu le gouvernement des États-Unis interdire et réprimer la commercialisation d’alcool sur le territoire américain. Si cette politique répressive a fait les affaires de contrebandiers comme Al Capone, des propriétaires de vignoble étaient – quoi qu’il arrive – dans l’obligation de rentabiliser leur production. C’est dans ce but que furent commercialisées des “briques de raisin”.

Une reconversion impérative

Motivé par des convictions hygiénistes, le gouvernement américain décide – dès l’année 1920 – d’interdire la commercialisation de boissons alcoolisées sur le territoire américain.
C’est le début de la fameuse période de la Prohibition qui finira par être interrompue, treize ans plus tard, en 1933.

Voués à la ruine, des domaines viticoles se voient donc obligés – durant cette parenthèse – de trouver des marchés de substitution, pour pouvoir écouler leur production de manière légale.

Plutôt ingénieux, certains d’entre eux dénichent finalement le moyen de contourner la loi qui leur permettrait sauvegarder leur activité viticole.

Ce fameux stratagème, c’est la commercialisation de “briques de raisins”, délivrant du jus concentré, destiné à la consommation domestique.

Ruse et raisins

Ayant une texture comprise entre le jus et la purée de fruit, ces concentrés de raisin étaient commercialisés sous la forme de briques, sur lesquelles se trouvaient – tout de même – quelques mentions bien utiles aux consommateurs.

En effet, maniant une certaine ironie, les vignerons indiquaient expressément, sur l’emballage, la recette à ne surtout pas suivre (sic)… pour créer du vin, à partir d’un jus de raisin concentré !

Ainsi pouvait-on lire des mentions de ce type : “Ne stockez surtout pas de jus de raisin pendant 20 jours, sous peine qu’il ne fermente et ne se transforme en vin”, ou encore une liste fastidieuse de manipulations à ne pas effectuer pour donner tel ou tel variété de breuvage alcoolisé (riesling, porto, etc.).

De cette manière, les vignerons commercialisaient donc une forme de “vin en kit” que les consommateurs n’avaient plus qu’à réaliser par leurs propres moyens.

Une bien habile manière de conserver leur commerce, pour les uns, et de continuer à savourer la divine boisson pour les autres.

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