Histoire

Qui est Hélène Jégado, la cuisinière meurtrière ?

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Souvent présentée comme “la plus grande tueuse en série de l’histoire de France”, Hélène Jegado est une cuisinière française qui donnait la mort à ses victimes par empoisonnement. Parmi ses cibles, on trouve près de 100 personnes, dont 60 ont succombé à ses repas fatals.

Une cuisinière sans histoire

Sous ces airs de modeste cuisinière, Hélène Jegado fut une véritable calamité pour les personnes qui l’entouraient.

Née en 1804, à Plouhinec (dans le Morbihan), la Bretonne ne semblait pourtant pas prédestinée à figurer dans les faits divers. En effet, issue d’une famille de cultivateurs pauvres, elle commença très rapidement la carrière de domestique et devint également cuisinière.

C’est sous ces professions que la jeune femme parcourut la Bretagne et finit par être embauchée par l’abbé Le Drogo, dans le presbytère de Guern (Morbihan), en juin 1833.

Trapue, le visage couvert de bubons, Hélène Jegado ne paie alors pas de mine et n’attire pas la méfiance de son employeur. Pourtant, après quelques remontrances, la cuisinière – qui avait tendance à consommer de l’alcool sans permission – décide de se venger de la pire des manières.

En effet, moins d’une semaine après une dispute, le père de l’abbé rend l’âme à l’âge de 66 ans.
Le début d’une véritable hécatombe, puisque la jeune nièce de l’abbé (âgée de seulement 7 ans) et l’abbé lui-même succombent également à d’atroces souffrances.

Cauchemar en cuisine

Pendant près de 18 ans, l’étrangère cuisinière parcourt donc la Bretagne en compagnie d’un mystérieux coffret en bois, dans lequel se trouvent de nombreuses épices (dont un certain “sel fou”, servant à masquer l’amertume du poison qu’elle place dans les plats).

Enfants, adultes, vieillards : personne n’échappe aux préparations maléfiques qu’elle concocte sans motif particulier.

Après plusieurs décès suspects, “la Jégado” fait toutefois l’objet d’une enquête approfondie. Lorsque l’autopsie des victimes révèle la présence massive d’arsenic, la Bretonne est alors confondue par la police (en dépit de son déni constant).

Condamnée à mort, elle est finalement guillotinée sur le Champ-de-Mars de Rennes, le 26 février 1852 ; avant que son corps atypique ne fasse l’objet de dissections poussées.

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