Santé

Qu’est-ce qu’une infection nosocomiale ?

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Les infections nosocomiales sont des maladies de plus en plus fréquentes. Mais qu’est-ce qui se cache exactement derrière cette pathologie qui peut avoir des conséquences dramatiques pour le patient ?

Le terme « infections nosocomiales » regroupe l’ensemble des maladies contractées dans un établissement de soins. Pour être considérée comme une maladie nosocomiale, il faut que l’infection soit induite par des soins réalisés sur le patient et elle ne soit pas antérieure à sa prise en charge. En général, un laps de temps de 48 h doit être observé entre l’apparition des premiers symptômes de l’infection et les soins médicaux réalisés.

D’après des données de 2012, environ 5% des malades pris en charge dans des établissements de soins déclarent une infection nosocomiale. Cette prévalence est loin d’être anecdotique. Les infections nosocomiales sont responsables de 4 200 décès par an, soit plus que les décès liés aux accidents de voiture.

Pour contracter une infection nosocomiale, trois éléments doivent être réunis : un micro-organisme infectieux, un mode de transmission, un individu réceptif. Les hôpitaux et les établissements de santé en général accueillent de nombreux patients atteints de diverses pathologies. Ces lieux sont de vrais nids à microbes. Or l’emploi fréquent d’antibiotiques et de produits désinfectants favorise la prolifération des souches les plus résistantes et donc les plus dangereuses.

Certains services sont plus à risque. La contamination par des germes est plus fréquente lors d’actes médicaux invasifs comme les opérations chirurgicales. Les lésions importantes au niveau de la peau comme dans le cas de brûlure favorisent également l’introduction de bactéries pathogènes dans l’organisme. De plus, les malades présentent un système immunitaire affaibli. La baisse des défenses contre les virus et les bactéries favorise la prolifération d’agents pathogènes.

Les infections nosocomiales sont favorisées par une mauvaise hygiène du personnel soignant ou par des locaux mal équipés. Pour réduire les risques de contaminations entre patients, il est impératif que tous les agents hospitaliers suivent une formation pour adopter les gestes appropriés.

Depuis quelques années, la recherche scientifique n’a pas réussi à mettre au point de nouveaux antibiotiques, L’augmentation des souches résistantes, particulièrement présentes dans les établissements de santé, devient un problème de santé publique.

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