Économie

Qu’est-ce qu’un « free-rider/passager clandestin » ?

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Vous serez peut-être d’accord avec moi… en économie cette formule semble a priori, énigmatique.

Abordé à la fois par les sciences économiques et la sociologie, le problème du free-rider (parfois francisé sous la forme de « problème du passager clandestin ») concerne le comportement d’un agent économique qui profite d’un avantage. Et il en profite sans avoir fourni une contrepartie (contrairement aux autres membres de la collectivité). Se pose alors un souci d’équité morale, pouvant avoir des répercussions économiques.

Car vous le savez, l’économie repose sur un principe de mutualité. Un principe selon lequel chaque acteur engagé dans un échange fournir une contrepartie, comme c’est le cas entre un vendeur et un acheteur..

Pourtant, dans les faits, certaines asymétries existent bel et bien et ont, parfois, été analysées par différents économistes, sociologues et politologues.

L’un des cas les plus connus est précisément celui du free-rider. Celui-ci est un individu qui, au sein d’un groupe, bénéficie d’un service ou d’un bien (en tout légalité) sans avoir à en assumer le coût d’une quelconque manière. Ainsi, dans ce cas précis, l’individu est bénéficiaire d’un investissement consenti par le reste de la communauté.

Cet état de fait contredit donc le principe économique libéral selon lequel chaque individu participe à l’intérêt général en poursuivant son intérêt particulier. Partant, un problème se pose donc dans la théorie économique.

Élaborée au XXe siècle, la « théorie des jeux » fait même de ce type de configurations un danger susceptible de saboter l’équilibre de n’importe quel groupe souhaitant démocratiser l’accès à un bien commun.

Cette analyse est approfondie, en 1965, par l’économiste Mancur Olson qui énonce un principe très simple : plus une organisation est grande, plus il est rationnel pour tout individu d’adopter un comportement de free-rider.

En effet, si l’on prend l’exemple d’une lutte sociale (comme une grève ou des manifestations, par exemple) un individu peut tout à fait s’abstenir de participer à l’effort collectif, tout en collectant – in fine – les fruits du « travail » effectué par ses semblables.

Toutefois, c’est précisément dans ce calcul que se niche un paradoxe susceptible de nuire au free-rider.
Il est évident que si chaque individu fait ce raisonnement et adopte cette attitude de retrait, il en résulte que le bien commun en lui-même ne peut plus exister.

Donc à bien des égards, une part d’altruisme est indispensable à l’équilibre économique et social d’une société.

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