Voyage

Pourquoi y a-t-il beaucoup de japonais au Brésil ?

Abonnez-vous au podcast “Choses à Savoir Voyage” pour ne rater aucun nouvel épisode:
apple-r-1 S’abonner
spotify-r. S’abonner
castbox-r S’abonner
deezer-r S’abonner
google-r S’abonner
rss-r S’abonner

.
Il n’est guère dans la culture des Japonais de quitter leur pays. Aussi seulement 2,5 millions d’entre eux vivent en dehors du Japon. Et, sur ce nombre, environ 60 % vivent dans un seul pays, le Brésil. Plusieurs raisons expliquent un choix qui ne fut pas forcément évident pour ces immigrants japonais.

Les raisons d’une émigration

Après une longue période d’isolement, le Japon s’ouvre au reste du monde à partir de la Restauration de Meiji qui, en 1868, marque la fin du Shogunat et le retour au pouvoir impérial. Dans les années qui suivent, les Japonais sont autorisés à voyager et à quitter leur pays.

Ceux qui choisissent de partir sont surtout des agriculteurs. L’industrialisation et la croissance urbaine, qui marquent aussi l’ère Meiji, grignotent l’espace rural. La pauvreté, accrue par un fort endettement, contribue aussi à cette émigration.

Jusque dans les années 1920, les États-Unis sont le premier pays d’accueil pour ces Japonais. Mais, en 1924, une loi sur l’immigration impose des quotas à de nombreuses populations et interdit l’immigration asiatique.

C’est à ce moment surtout que les Japonais se tournent vers le Brésil, qui, depuis l’abolition de l’esclavage, en 1888, a un besoin urgent de main-d’œuvre, notamment pour les plantations de café.

Une intégration globalement réussie

Les premiers Japonais à s’installer au Brésil y arrivent en 1908. Entre 1917 et 1940, on estime qu’environ 164 000 Japonais ont émigré dans ce pays d’Amérique latine, avec une notable augmentation des flux à partir de 1925.

Les deux premières générations ont eu quelque mal à s’intégrer à leur nouvelle patrie. Il fallait apprendre une nouvelle langue et s’adapter à des usages différents. La forte cohésion des Japonais et une nette propension à se regrouper entre eux ne rendaient pas non plus la tâche facile.

Ils durent aussi affronter des préjugés xénophobes, notamment durant la Seconde Guerre mondiale, alimentés en partie par la croyance en l’impossible intégration des Japonais.

La troisième génération de “nikkei”, comme on appelle ces Brésiliens d’origine japonaise, parle le portugais et considère le Brésil comme son pays. Ce qui n’empêche pas certains d’entre eux, poussés par les difficultés économiques, à retourner au Japon.

Commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Facebook

Newsletter

To Top

Le livre des 500 Choses à Savoir absolument est disponible !

livre