Économie

Pourquoi les commerces de proximité ont-ils progressivement disparu ?

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Vous l’avez constaté comme moi, jadis souverains au sein du tissu économique local, les commerces de proximité ont progressivement disparu de l’espace géographique, notamment au profit des grandes surfaces. Bouchers, supérettes, buralistes, artisans : tous ces petits commerces de proximité font presque partie du patrimoine de chaque petite ville et village.

Pourtant, des études menées dans différentes régions de l’Hexagone ont démontré que, dès les décennies 1980 et 1990, les petits commerces (notamment alimentaires) ont commencé à disparaître des territoires ruraux.

Évaluée à la hauteur de 25 ou 30 %, cette chute du nombre de commerces de proximité illustre une mutation à la fois économique et géographique qui a embrassé l’ensemble des sociétés post-industrielles.
En effet, cette transformation de l’espace rural n’a fait que suivre le modèle déjà adopté par les citadins.

Plus précisément, l’implantation croissante de supermarchés (et autres grandes surfaces) – permettant des prix plus avantageux et une centralisation des produits – ne pouvait que mettre en difficulté les (petits) commerces que sont les boucheries, les boulangeries, ou encore les épiceries.

Face à une telle concurrence, ces enseignes allaient donc progressivement disparaître entraînant, dans leur fuite, une réorganisation urbaine façonnée par une « logique de synergie » (profitant aux centres commerciaux, dans lesquels sont regroupées de nombreux types d’enseignes).

Limités dans leur potentiel commercial, par la faiblesse relative de leur surface de vente, les petits commerces souffrent également de la politique de prix que peuvent pratiquer les grands groupes achetant et vendant leurs marchandises dans de très grosses quantités.

Parallèlement, les zones de chalandise se sont déplacées vers le péri-urbain, tandis que les centres-villes ont progressivement été sinistrés par de nombreuses fermetures d’enseignes (au point qu’on parle officiellement de « désaffection » dans les discours politiques et dans les études sociologiques).
Toutefois, comme dans un écosystème, le changement est permanent et – avec lui – l’adaptation devient nécessaire.
Par exemple, avec l’essor des places de marché virtuelles (comme Amazon), la commande de biens est en passe de détrôner le traditionnel achat sur place, dans des magasins dédiés ; un phénomène qui rend les centres commerciaux moins fréquentés qu’avant (-2,4 % de fréquentation des hypermarchés, en 2018).
À l’avenir, il serait donc possible que la livraison détrône l’achat en magasin, tandis que des hangars de stockage prendraient la place des centres commerciaux que nous connaissons aujourd’hui.

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