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Pourquoi le planeur hypersonique est une arme redoutable ?

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La Ministre de la Défense vient d’annoncer le lancement, à l’horizon 2021, d’un démonstrateur de planeur hypersonique. La mise au point opérationnelle de ce nouveau vecteur d’armes, conventionnelles ou nucléaires, se fera dans un contexte de compétition exacerbée avec les grandes puissances mondiales et pourrait relancer, par d’autres voies, la course aux armements.

Un engin militaire d’un nouveau genre

Le planeur hypersonique n’est pas un engin militaire comme les autres. Comme son nom l’indique, le planeur peut atteindre une vitesse de 6000 k/h, qui surclasse aisément celle des missiles de croisière actuels.

Cette vélocité est due au mode de propulsion de l’engin. Dépourvu de moteur, le planeur est projeté par une fusée à très haute altitude, puis redescend très bas et, se coulant sur les couches d’air, atteint sa cible.

Une arme menaçante

Le planeur hypersonique peut se révéler une arme redoutable. Son étonnante vélocité le rend difficile à détecter et donne très peu de temps aux systèmes de défense pour entrer en action.

Le planeur pourra d’ailleurs les tromper d’autant mieux qu’il est capable de changer de trajectoire. Ces planeurs, déjà développés par les États-Unis, la Chine et la Russie, sembleraient en outre avoir une portée de l’ordre de quelques milliers de kilomètres, ce qui en fait des missiles balistiques de portée intermédiaire, capables de menacer des cibles très lointaines et de relancer, de ce fait, la course aux armements entre les grandes puissances.

Enfin, le fait que les planeurs puissent transporter des armes conventionnelles ou des armes nucléaires rendrait plus difficile la définition d’une stratégie claire de défense.

Quelques limites

Soumis à des températures extrêmes comme à des pressions énormes, notamment en cas de changement de trajectoire, et doté d’un profil singulier, en forme de fer à repasser, le planeur hypersonique peut connaître des déformations préjudiciables et une certaine instabilité de vol.

Les données recueillies sur les vols réels, trop peu nombreuses, ne permettent pas, pour l’instant, de mesurer avec précision la fréquence et l’intensité de tels risques.

Par ailleurs, certains pays sont à même de mettre au point, à terme, des systèmes de défense capables de s’adapter aux caractères spécifiques du planeur hypersonique.

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