Sciences

Pourquoi faire du vélo ne s’oublie pas ?

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Selon un dicton populaire bien connu, la pratique du vélo est associée à un savoir-faire qui, une fois acquis, ne s’oublie plus. Ce phénomène s’explique par la mise en jeu d’une forme de mémoire particulière et par une certaine forme de coordination, à la fois visuelle et manuelle. Vous allez voir.

Si la pratique du vélo se retrouve si facilement, même après plusieurs années, c’est d’abord qu’elle mobilise une forme de mémoire plus profondément ancrée en nous. Il s’agit de la mémoire kinesthésique, qui nous permet de retenir les mouvements.

Elle relève de la mémoire dite procédurale, une mémoire à long terme qui nous permet d’enregistrer des savoir-faire qui, devenus des automatismes, sont stockés dans une partie précise du cerveau.

Ainsi nous ne sommes pas obligés de nous rappeler, de manière consciente, les gestes nécessaires à la pratique du vélo. En fonction du besoin, ces gestes se répètent d’eux-mêmes, sans qu’il soit besoin d’un nouvel apprentissage.

La mémoire procédurale est donc plus efficace que la mémoire déclarative, qui nous permet de retenir des concepts ou des événements. Mais, pour l’heure, les scientifiques ne savent pas vraiment pourquoi.

Mais la mémoire procédurale n’est pas la seule explication.

Avant d’être acquis, et enregistrés dans cette mémoire, les gestes nécessaires à la pratique du vélo doivent être appris. Cet apprentissage se divise en deux phases.

Le débutant doit d’abord observer un cycliste en pleine action. Cette étape visuelle est essentielle à l’acquisition des mouvements qu’il doit faire pour faire avancer sa machine.

Dans un second temps, l’apprenti cycliste doit tenter de répéter ces mouvements. Son corps doit en quelque sorte apprécier le poids du vélo, l’assise sur la selle, le sentiment de vitesse et la notion d’équilibre.

C’est en fonction de ces paramètres que le cycliste, en équilibre sur sa selle, mesure la position de son corps dans l’espace environnant. Et puis d’autres mécanismes entrent aussi en jeu dans cet apprentissage.

Pour qu’il soit efficace, une certaine coordination doit ainsi s’opérer entre le regard et les gestes accomplis.

Ainsi, vous l’avez compris, le savoir-faire enregistré par la mémoire procédurale ne se réactivera que s’il peut s’effectuer dans le même cadre. Autrement dit, il suffirait de modifier le fonctionnement de la bicyclette pour qu’il soit inopérant.

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