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Pourquoi ne faut-il pas mentir à ses enfants ?

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Si vous avez des enfants, je suis certain que vous leur avez déjà menti. Au moins une fois. Peut être pour leur bien d’ailleurs mais vous l’avez surement déjà fait.

Le mensonge est souvent un pis aller, ou même une technique d’éducation, quand il est plus expédient de mentir que de donner les raisons, parfois complexes, de son comportement.

Et bien sachez que selon une étude récente, cette habitude pourrait avoir des conséquences néfastes sur l’attitude des enfants, puis des adultes qu’ils deviennent. Des conclusions qu’il faut cependant relativiser.

Comment l’étude a-t-elle été conduite?

Pour la mener à bien, des jeunes gens volontaires ont été soumis à un ensemble de questionnaires. Dans le premier, ils étaient invités à indiquer si leurs parents leur mentaient souvent.

Le second questionnaire devait mesurer la fréquence de leurs propres mensonges, cette fois-ci envers leurs parents. D’autres questions étaient destinées à apprécier leur comportement en société.

Une certaine influence du mensonge

En dépouillant le résultat de cette enquête, les chercheurs se seraient aperçus que les mensonges réitérés des parents pouvaient influer sur le comportement des enfants, et plus tard, des adultes qu’ils devenaient.

C’est ainsi que le mensonge entraînerait le mensonge. Accoutumés à ce que leurs parents leur mentent, les enfants concernés auraient eux-mêmes pris l’habitude du mensonge, notamment à l’égard de leurs parents.

Par ailleurs, il semblerait que les enfants à qui leurs parents ont fréquemment menti aient davantage de mal, devenus adultes, à s’adapter à la société qui les entoure. Ils nourriraient aussi un sentiment de culpabilité plus prégnant.

Ces personnes auraient également tendance à manifester un comportement égoïste, voire à manipuler leur entourage.

Les limites de l’enquête

Elles peuvent relativiser les conclusions de l’étude. Celles-ci se fondent en effet sur des souvenirs d’enfance, lointains et souvent reconstruits, notamment par l’entremise du récit familial. Ces indications très subjectives gagneraient à être confrontées à l’appréciation des parents. Ce double regard sur les événements retenus permettrait de les mettre en perspective.

Par ailleurs, l’enquête ne fait aucun tri entre les mensonges. Les sujets sont invités à se les remémorer tous, sans aucune distinction. Or, il peut apparaître judicieux de distinguer des mensonges anodins avec ceux, plus pernicieux, qui pourraient peut-être perturber les enfants qui les subissent.

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