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Pourquoi dit-on un « lit à baldaquin » et « c’est la zone » ?

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Un lit à baldaquin est un lit au-dessus duquel est dressée une tenture. Il se développe essentiellement en Europe au XVe siècle. A l’origine son rôle est davantage pratique qu’esthétique. Il sert aux seigneurs et aux nobles dans l’Europe médiévale pour conserver la chaleur et préserver l’intimité des couples car les serviteurs avaient le plus souvent accès libre à la chambre.

Il devient courant dans tous les milieux sociaux au XVIIe siècle.

Son nom semble énigmatique. Il provient de la soie utilisée pour fabriquer les tissus. Cette soie venait d’ateliers très réputés de Bagdad, en Irak. A l’époque en italien on ne dit pas Bagdad mais  «Baldacco», ce qui a donné son nom à cette étoffe de luxe : «baldacchino». Puis ce mot a servi à désigner le lit et ses tentures. En France baldacchino devint «baldaquin».

Ensuite, l’expression « c’est la zone ». Elle signifie un endroit peu fréquentable voire dangereux. Au 19ème siècle les autorités françaises décident de construire « l’enceinte de Thiers », une enceinte créée entre 1841 et 1844 autour de Paris. Il s’agissait d’un réseau de fortifications destinées à protéger la capitale. Devant ces remparts se trouvait tout autour un espace de 250 m de large sur lequel nul ne pouvait construire, afin de s’assurer que les éventuels ennemis y soient à découvert.

Cette enceinte qui fut détruite dans les années 1920 se situait entre les actuels boulevards des Maréchaux, et le futur périphérique. La zone se trouvant devant les remparts étaient tellement non constructibles que même les arbres y furent abattus. Pourtant, rapidement des tout petits commerces comme des  chiffonniers par exemple,  y furent tolérées car facilement destructibles. Ce ruban qui entourait Paris abritait donc des installations à l’avenir incertain. On appelait alors ceux qui y avaient leur commerce les « zoniers ».

Si la zone a été détruite il y a presque 100 ans, le mot est resté dans le langage populaire.

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