Culture Générale

Pourquoi dit-on être “soupe au lait” et une “cohue” ?

soupe au lait

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On peut dire d’une personne qui change d’humeur très rapidement ou qui se met en colère de façon grandement imprévisible dès qu’une situation lui déplaît qu’elle est “soupe au lait”.

Il s’agit ici de décrire un comportement sinon un caractère colérique, qui fait passer du calme à l’emportement en de brefs instants.

Cette expression date du 19e siècle et comme la formule le laisse penser, a pour origine un produit que l’on trouve dans la cuisine, c’est bien sûr le lait.

Il s’agit plus précisément de faire référence à ses caractéristiques une fois mis sur le feu. Le lait passe ne effet lui-même de son étta naturel à l’état d’ébullition de façon très soudaine, puis une fois retiré du feu redescend tout aussi promptement.

Ainsi l’expression consiste à comparer tout simplement, par la métaphore, le caractère d’une personne et les caractéristiques chimiques du lait mis à chauffer dans une casserole.

Bien que l’expression date du 19e siècle, on en trouve la première trace écrite en 1919.

Ensuite, le mot sur lequel nous allons nous attarder est “cohue”. Le Larousse en donne la définition suivante: “Multitude désordonnée, confuse et bruyante de personnes; bousculade. Exemple: Se faire voler son sac dans la cohue”.

Ce mot vient du breton médiéval. A cette époque le terme “koc’hu” qui se prononçait “coru” désignait les grandes halles dans une ville ou village, le lieu où se tenaient régulièrement des foires.

Ainsi de très nombreux artisans et commerçants y proposaient leus marchandises et produits et de bien plus nombreux acheteurs s’y rendaient. Naturellement l’espace pouvait venir à manquer. Inévitablement des bousculades avaient lieu.

Logiquement le terme “cohue” désignant un lieu, ces halles, se mit à être utilisé pour signifier un mouvement, tout rassemblement mouvementé de personnes.

Au Moyen-Âge les seigneurs locaux pouvaient imposer le paiement d’une taxe sur les marchandises proposées à la vente dans ces lieux, taxe dont le nom était le “cohuage” ou “droit de cohuage”.

Au 16e siècle on se mit à écrire le mot “cohue” avec l’orthographe que nous lui connaissons aujourd’hui.

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