Histoire

Pourquoi la destinée de Mary Stuart fut tragique ?

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Couronnée reine alors qu’elle n’était qu’un nourrisson, l’Écossaise Mary Stuart a connu un parcours romanesque ponctué par un destin tragique : celui d’être décapitée à l’âge de 44 ans.

Ainsi, élevée en France, portée au pouvoir en Écosse, puis exécutée en Angleterre sa destinée hors-du-commun a indubitablement marqué les générations postérieures, pour lesquelles elle reste encore une figure singulière de l’histoire.

Un couronnement précoce

Née le 8 décembre 1542, Mary Stuart commence sa vie dans un contexte politique très tendu.

Son père – le roi catholique d’Écosse, Jacques V – est, en effet, vaincu après l’attaque menée par troupes du monarque anglican Henri VIII Tudor, cherchant à annexer ses territoires.

Grièvement blessé après la bataille de Solway Moss, il succombe à ses blessures le 14 décembre 1542, faisant, du même coup, de la jeune Mary la reine de son royaume.

Face à la menace toujours plus pressante du voisin anglais, la régente Marie de Guise décide de couronner sa fille reine d’Écosse, alors qu’elle n’a que neuf mois (il s’agit, alors, d’un événement sans précédent dans l’histoire), avant de l’envoyer hors du pays, afin que l’héritière du trône ne soit pas enlevée puis mariée de force au jeune Edward Tudor.

À ce titre, la France catholique – un allié, qui plus est, historique du royaume d’Écosse – est perçue comme étant la destination idéale pour élever convenablement la jeune Mary, à l’abri des convoitises.

Ainsi, en 1548 Mary Stuart – alors âgée de 6 ans – rejoint la cour des Valois, où elle est promise en mariage au dauphin François.

Très confortable, son éducation se déroule aux côtés des enfants du roi Henri II et de Catherine de Médicis. À la manière d’une princesse française, elle y apprend le latin, la danse, le chant, les humanités et y pratique également le luth, ainsi que l’équitation et la fauconnerie.

Une fin chaotique

Muse de Ronsard et de Joachim du Bellay, la jeune Mary finit par épouser le prince François II en 1558, avant de devenir à la fois reine d’Écosse et de France, lorsque son époux accède au trône, en 1559.

Malheureusement pour elle, le jeune François II meurt de manière prématurée – à l’âge de 17 ans – (le 5 décembre 1560), ce qui la contraint à revenir dans son pays natal.

Une fois sur place, Mary Stuart constate que le pouvoir est aux mains des protestants – et notamment de John Knox – depuis la mort de sa mère, survenue plus tôt dans l’année.

Soucieuse de ménager la noblesse locale, elle se charge donc de diriger le pays de manière tolérante, mais pêche néanmoins sur le plan sentimental.

Mariée tour à tour à son cousin – Lord Darnley – puis au comte de Bothwell (lequel avait commandité l’assassinat du Lord), elle se met, en effet, à dos la noblesse écossaise et doit s’exiler en Angleterre, après avoir fui la geôle où elle était emprisonnée.

Suspectée de complicité dans la mise à mort de Lord Darnley, Mary Stuart écope tout de même de 18 années de captivité, en étant maintenue sous surveillance dans des châteaux austères.

Finalement accusée d’avoir comploté contre la reine Elizabeth Ière, elle est condamnée à mort, puis décapitée à la hache, le 8 février 1587, au terme d’une vie extrêmement mouvementée.

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