Économie

Ce qui est rare est-il toujours cher ?

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Vous connaissez surement le dicton « Ce qui est rare est cher » Il permet d’expliquer les tarifs exorbitants d’une marchandise peu présente sur le marché.

Pour autant, le prix est-il automatiquement indexé sur la quantité de marchandise disponible ? N’y a-t-il pas d’autres critères qui le conditionnent ? Nous allons voir cela.

Alors…. la rareté d’un bien augmente-t-elle automatiquement son prix ?

À cette question, les penseurs néoclassiques – pour lesquels l’économie est, avant tout, « la gestion des choses rares » – auraient tendance à répondre par l’affirmative. Cette vision de la rareté se matérialise clairement dans le concept d’utilité marginale, forgé par trois théoriciens économiques: Jevons, Menger et Walras.

Pour résumer, cette notion mesure « la satisfaction individuelle procurée par la toute dernière unité consommée d’un bien ». Ainsi, si l’on prend l’exemple de la consommation d’un verre d’eau – en cas de grande soif – le premier verre a une utilité marginale extrêmement forte, puisqu’il désaltère le buveur, tandis que l’utilité marginale des verres suivants ne fait que décroître, jusqu’à devenir nulle ou négative (en cas d’overdose).
Avec un tel exemple, on s’aperçoit que c’est bien la rareté du bien qui lui a conféré l’essentiel de sa valeur.

En faisant ce type d’observations, les pôles marketing des entreprises ont donc trouvé plus d’un tour dans leur sac, pour faire augmenter les prix. La technique la plus connue est, sans doute, celle de la pénurie artificielle. En commercialisant un faible nombre d’unités d’un bien, une entreprise peut, ainsi, espérer les vendre à prix fort. C’est ce qui explique l’existence des « éditions limitées » (comme les coffrets « collectors », par exemple).

Néanmoins, pour qu’un bien puisse se vendre cher, il faut – au préalable – qu’il trouve un acheteur.

Rareté ou non, la question de la demande est donc fondamentale. Et pour vendre, il faut que les acheteurs perçoivent une utilité, ou du moins un intérêt dans ce qu’on leur propose. Un principe de bon sens qui explique pourquoi les vélos à roues carrées ne se vendent pas si chers que ça !

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