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Pourquoi dit-on “abracadabra” et la “trêve des confiseurs” ?

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D’abord interrogeons-nous sur l’origine de la célèbre formule des magiciens, “Abracadabra” ! D’où vient-elle ? Elle est très ancienne puisqu’elle date du 2ème siècle. On la retrouve en effet dans un poème du savant romain Serenus Sammonicus intitulé Liber Medicinalis. Dans ce poème il décrit une sorte de rituel magique censé traiter la fièvre. Voici le poème:

« Écrivez sur un morceau de papier ABRACADABRA, puis répétez ce mot autant de fois qu’il y a de lettres dans le mot mais en retranchant chaque fois une lettre, de sorte que le tout ait l’allure d’un cône. Cela fait, suspendez avec un fil le papier au cou du malade ».

Mais Serenus Sammonicus ne fit que citer la formule. Il n’en est vraisembleblement pas l’auteur. Il semblerait qu’elle vienne de l’araméen, la langue parlée par Jésus Christ, « evra kedebra », qui signifie « je créerai d’après mes paroles ». Elle est donc bien dès l’origine une parole magique.

Selon une autre éthymoloie possible elle viendrait de l’hébreu « Ha brakha dabra » qui signifie « la bénédiction a parlé ». Arthur Rimbaud créa lui, le célèbre adjectif « abracadabrantesque », dans Le Cœur volé paru en 1871.

Ensuite attaquons-nous à la “trêve des confiseurs”, cette période chômée de l’activité politique notamment entre Noël et le jour de l’an. Cette expression décrit tout simplement une pratique, une tradition, celle d’une trêve lors des fêtes de fin d’année en France et qui date du mois de décembre 1874.

A cette date les députés débatent de la future Constitution de la IIIe République. Qu’ils soient monarchistes, républicains ou bonapartistes, ils se mettent d’accord pour suspendre leurs débats durant cette période de fêtes peu propice aux débats passionnés.

La presse utilisa alors ironiquement la formule « trêve des confiseurs ». On peut ainsi lire en 1898 « Aux approches de Noël, par une sorte d’accord entre les parlementaires, on ne soulève pas de questions irritantes, qui, troublant l’esprit public, nuiraient aux affaires. Et même, afin de mieux vivre en paix, on se sépare, on se donne des vacances. Donc, point d’aigres propos et pendant cette accalmie, les marchands de sucreries, de gâteaux, de friandises, font, tout doucement, leur petit commerce. Les confiseurs jubilent, profitant de la suspension des hostilités à la Chambre, et cette tranquillité dont ils bénéficient s’est appelée la trêve des confiseurs. »

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