Histoire

Qui est Lacenaire, le dandy assassin ?

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XIXe siècle : Paris est en proie à une criminalité endémique dont les plus grosses affaires font la une des journaux. Parmi celles-ci, l’histoire d’un homme passionne particulièrement l’opinion publique française. Poète raté devenu assassin, Pierre-François Lacenaire présente, en effet, un profil très particulier ; aussi fascinant que rebutant.

Histoire d’une déchéance

Né en 1803 à Francheville (une commune située dans le voisinage de Lyon), Pierre-François Lacenaire grandit au sein d’une famille bourgeoise de commerçants.

Brillantes, ses années de scolarité ne le mènent pas pour autant au succès qu’il estimait pouvoir obtenir.

En effet, particulièrement doué en littérature, le jeune homme se sent en décalage avec ses camarades de classe ; un insuccès qui se prolonge quand, une fois devenu adulte, il peine à vendre ses poèmes, ses pièces de théâtre et ses autres productions littéraires.

Se sentant marginalisé, l’homme de lettres se mue alors en canaille et sombre dans les jeux d’argent ainsi que les menus larcins.

Cependant, pris dans la spirale du vice, le jeune homme franchit un palier décisif quand il décide de devenir un assassin agissant au nom de “l’injustice sociale”.

Une figure romantique

Animé par une profonde frustration, Pierre-François Lacenaire entend verser “le sang de la société”, par ses coups d’éclat.
Ainsi, accompagné de son compère Victor Avril, le jeune homme tue d’abord d’anciennes connaissance, avant de prendre goût aux assassinats.

L’affaire la plus emblématique concerne sans doute Jean-François Chardon ; un jeune homme tué au tiers-point et à la hache, tandis que sa mère meurt étouffée dans son lit.

Les mises à mort arbitraire se succèdent alors, Lacenaire tuant comme si “il [buvait] un verre de vin”.
Arrêté en février 1835, il reçoit finalement un jugement public dans lequel il s’illustre par son air dandy et sa faconde.

Très élégant et d’un grand sang-froid, il séduit ainsi une partie de l’opinion publique française (dont un certain Baudelaire qui voit en lui “un héros de la vie moderne”).

Condamné à la guillotine, le “gentleman assassin” est, en fin de compte, guillotiné – le 9 février 1836 – au jeune âge de 32 ans.

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