Histoire

Qui est la tueuse en série la Marquise de Brinvilliers ?

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Rendue célèbre par la sinistre affaire des poisons, la marquise de Brinvilliers était une meurtrière mue par le goût du meurtre et de l’empoisonnement. Bien qu’ayant effrayé ses contemporains, son histoire a également fait l’objet d’une certaine fascination, du fait de la personnalité particulièrement machiavélique et calculatrice de la meurtrière.

Une soif de liberté

Née le 2 juillet 1630, Marie-Madeleine Anne Dreux d’Aubrey, (qui sera, plus tard, couramment appelée “Marquise de Brinvilliers”) est l’aînée des 5 enfants du seigneur d’Offémont – Antoine Dreux d’Aubray – et de Marie Olier (qui rendra l’âme en accouchant de son dernier enfant).

Orpheline de mère, la jeune Marie voit le sort s’acharner sur elle, lorsqu’elle est violée par un domestique à l’âge de 7 ans. Le calvaire continue quand, en 1651, son père décide de la marier à un homme qu’elle n’aime pas : Antoine Gobelin, marquis de Brinvilliers.

Durant les années qui suivent, la marquise donne ainsi naissance à 7 enfants, dont 4 – néanmoins – seraient illégitimes. Cherchant à fuir le carcan dans laquelle elle se trouve, la jeune épouse multiplie – par ailleurs – les amants et finit par jeter son dévolu sur un officier de cavalerie : Gordon Chevalier de Sainte-Croix.

Cette rencontre est absolument décisive, pour la marquise, puisque c’est aux côtés de cet homme que Marie-Madeleine apprend les rudiments pour concocter des poisons.

Le goût du poison

Exaltée par les possibilités que lui ouvrent la maîtrise nouvelle de telles techniques, la marquise expérimente ses premières potions sur les patients de l’hôtel Dieu.

Peu à peu, Marie-Madeleine observe alors les effets que provoquent ses mixtures, selon les doses et les ingrédients qu’elle utilise. Ses cobayes, quant à eux, changent au gré de ses humeurs.

Ainsi, après avoir testé ses poisons sur une domestique, la marquise s’acharne sur son propre père (envers lequel elle gardait une profonde rancœur). Versant des substances toxiques – à petite dose – dans chacune de ses boissons, Marie-Madeleine engendre alors huit mois de souffrance qui finiront pas être fatals au seigneur d’Offémont. Mais ce n’est pas tout. Souhaitant toucher l’héritage de son défunt père, la marquise tâche d’empoisonner chacun de ses frères, avant de – finalement – tenter la même opération avec son mari.

Ironie de l’histoire, c’est son amant (craignant d’être inquiété par la justice) qui administre un antidote au marquis, dans le but de lui sauver la vie. Après avoir confisqué des pièces à conviction accablant sa maîtresse, Gordon Sainte-Croix meut, néanmoins, en 1672 (vraisemblablement de causes naturelles).

Soupçonnant la marquise de plusieurs crimes, des policiers finissent par tomber sur les objets que conservait l’ancien amant de la marquise (dont des fioles contenant du poison).

Ainsi, après avoir vainement tenté d’échapper à la justice, la marquise de Brinvilliers est passée à la question, puis conduite Place de Grève où elle est décapitée, le 17 juillet 1676.

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