Sciences

Qu’est-ce que le “Quadrivium” ?

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Regroupement de quatre disciplines, le quadrivium était inscrit au programme de l’enseignement scolastique qui, au Moyen-Âge, s’efforça de concilier les principes de la philosophie antique avec les dogmes de la religion chrétienne. En gestation dès l’Antiquité, cette notion s’épanouit au début de la période médiévale.

Une part essentielle de l’enseignement médiéval

L’Antiquité avait déjà regroupé, dans ce qu’on n’appelait pas encore le quadrivium, les sciences qui en feraient partie plus tard. Il s’agissait des mathématiques, de la géométrie, de la musique et de l’astronomie.

Platon discernait des rapports entre des disciplines qui nous paraissent aujourd’hui moins proches. Pour lui, la musique parlait autant aux sens que l’astronomie.

C’est le philosophe latin Boèce, au tout début du VIe siècle, qui employa le nom de quadrivium pour qualifier cet ensemble de disciplines. Il pouvait aussi s’entendre au sens des quatre voies. Ce regroupement s’ajoutait à un autre, le trivium, pour désigner les sept arts libéraux, qui représentent l’essentiel de l’enseignement médiéval.

Dès cette époque, certains séparaient le quadrivium, composé de sciences, du trivium, comprenant la grammaire, la rhétorique et la dialectique. Pour ces penseurs, de telles disciplines, que nous appellerions littéraires aujourd’hui, étaient les seules à mériter le nom d’ “arts”.

Le destin du quadrivium

Durant l’époque de renouveau culturel qui caractérise le VIIIe siècle carolingien, le quadrivium est introduit, à côté du trivium, dans les cycles d’enseignement donnés notamment dans les écoles monastiques.

Aux IXe et Xe siècles, les Hongrois, les Sarrasins et les Normands envahissent l’Empire carolingien. Cette période de violence désorganise les liaisons et l’activité des monastères. Leur enseignement périclite, et le quadrivium sombre peu à peu dans l’oubli.

C’est Gerbert d’Aurillac qui, au Xe siècle, remet le quadrivium à l’honneur. Ce moine érudit l’enseigne, ainsi que la dialectique, une des disciplines du trivium, dans l’école de l’archevêché de Reims, le plus éminent de la Francie occidentale, nom du futur royaume de France.

Intégré à l’enseignement médiéval, le quadrivium reste la base du savoir dispensé dans les universités fondées au XIIIe siècle. Toutefois, ces arts libéraux, dont le quadrivium fait partie, commenceront à tomber en désuétude au XVIe siècle, avec la Renaissance.

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