Économie

Pourquoi surnomme-t-on l’État d’Israël la « start-up nation » ?

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L’État d’Israël est un pays jeune et relativement isolé. Il a dû se construire dans l’urgence, face à l’hostilité de ses voisins. Malgré tout, plus de 70 ans après sa création, il est aujourd’hui un des pays les plus avancés dans le domaine des nouvelles technologies.

Ces résultats probants, l’État hébreu les doit avant tout à une certaine culture de l’innovation, parfaitement incarnée par ses très nombreuses start-ups.

« Start-up Nation: The Story of Israel’s Economic Miracle » : C’est par ce titre que les écrivains et journalistes Dan Senor et Saul Singer ont voulu introduire leur ouvrage traitant du particularisme israélien en matière d’économie et d’innovation.

Il est vrai qu’à bien des égards, Israël est un État bien distinct de ceux qui l’environnent.

Et seul État juif du monde, il se présente également comme l’unique démocratie du Proche-Orient.
Ces particularismes mis à part, Israël est également confronté à une situation inédite : celui d’être un pays constamment en proie à la guerre (pour rappel l’État hébreu en a connu 15, depuis sa création en 1948) mais aussi peu apte à nouer des relations coopératives avec ses voisins.

Reclus dans une relative autarcie, les Israéliens ont donc dû trouver des solutions pour perdurer et maintenir leur nation à flot.

C’est précisément dans ce contexte que l’économie israélienne s’est développée autour de petites entreprises innovantes et créatrices de fortes valeurs ajoutées.

Ainsi, de nos jours, alors qu’Israël investit 4,3 % de son PIB dans la recherche et le développement, 9% de la population active (l’État hébreu compte actuellement un peu plus de 9 millions d’habitants) travaille dans l’innovation, en étant réparti sur les 6000 start-ups disséminées sur tout un (petit) territoire.

Surmontant la peur de l’échec (seules 4% des start-ups israéliennes réussissent à devenir pérennes), les entrepreneurs israéliens élaborent des biens et des services à l’attention d’un public cible dépassant largement le seul petit marché local.

Résolument tournés vers l’international, ces créateurs travaillent, en outre, en parfaite synergie avec l’armée nationale, les universités israéliennes (souvent réputées, à l’instar du Technion) ainsi que les entreprises du monde entier (des groupes comme Google et Yahoo ont installé leur centre de recherche et développement en Israël).

Il en résulte une culture de l’innovation atypique où chaque étudiant, à peine sorti de l’armée, crée son propre projet, le plus souvent dans le domaine des sciences et du high-tech.
Renforcé par ce type d’initiatives, Israël compte ainsi un très grand nombre de brevet déposés qui l’amène à occuper la quatrième place mondiale dans ce domaine.

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