Histoire

Pourquoi le crime commis par la geisha Abe Sada est resté célèbre ?

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Abe Sada, née le 28 mai 1905 à Tokyo, est éduquée par des parents aimants dans le respect des traditions. Pourtant, ceux-ci ne parviennent pas à faire face à son adolescence tumultueuse et décident de l’envoyer dans une maison de geishas à Yokohama pour y apprendre les arts traditionnels. Très frustrée dans cet environnement, Abe Sada préfère se tourner durant quelque temps vers la prostitution à Osaka avant de revenir à Tokyo, sans savoir qu’elle allait y défrayer la chronique.

Les faits
En 1936, Abe Sada est serveuse dans un bar tokyoïte. Très vite, la jeune femme tombe amoureuse de Kichizo Ishida, le mari de sa patronne, qui lui aussi n’a d’yeux que pour elle. Une relation sexuelle passionnée débute entre les deux amants, alimentée par une recherche toujours plus poussée de la jouissance absolue. Le 18 mai 1936, lors d’une séance d’ébats sans tabous, Abe Saba tue son amant par asphyxie érotique et lui coupe les organes génitaux qu’elle dissimule dans son kimono avant de quitter la chambre d’hôtel. Elle sera arrêtée trois jours après, et, au terme d’un long procès, sera condamnée à 6 ans de prison pour meurtre et mutilation de cadavre.

La naissance d’une légende
Ce fait divers se déroule dans le Japon des années 30, période durant laquelle la femme est reléguée au second plan : elle doit être une bonne épouse et une bonne mère, c’est tout ce qu’on lui demande. Elle est garante des bonnes mœurs de sa famille et ne peut en aucun cas exprimer ses désirs sexuels. C’est ce qui explique l’engouement de la gente féminine de l’époque pour cette affaire, qui a mis en lumière une femme qui a osé vivre ses fantasmes et sa sexualité débridée, allant jusqu’à prendre la vie à son amant. La fascination et la compassion pour cet acte d’amour fou ont été telles dans le pays que l’empereur décida de libérer la jeune femme après seulement 5 ans d’emprisonnement.

L’histoire d’Abe Sada a inspiré de nombreux cinéastes comme Nagisa Oshima dont le film “L’empire des sens” (1976), lui valut à la fois une censure au Japon et une diffusion au festival de Cannes.

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