Histoire

Pourquoi Dominique Cartouche fut l’ennemi public numéro 1 ?

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Bandit parisien du XVIIIe siècle, Dominique Cartouche volait aux riches pour donner aux pauvres.
À la tête d’un réseau constitué de plusieurs milliers de brigands, ce fils d’un tonnelier d’origine allemande menait, en effet, des opérations délictueuses de grande envergure.
Celles-ci le menèrent à être considéré comme “l’ennemi public numéro 1”, par le pouvoir royal.

Une jeunesse de marginal

Né en 1693, à Paris (rue du Pont-aux-Choux), Louis Dominique Garthausen est le fils de Jean Garthausen ; un ancien mercenaire hambourgeois, reconverti dans la tonnellerie – dans le quartier de la Courtille – après avoir officié en tant que valet auprès du marquis de Beuzeville, en Normandie.

Après avoir francisé son nom en “Cartouche”, le jeune Louis Dominique entre au collège de Clermont, chez les Jésuites, avant d’en être rapidement exclu pour écarts de conduites.

Commence alors une vie de marginal, durant laquelle Cartouche opère quelques larcins, jusqu’à ce que son père le pousse à quitter le domicile parental, à la suite d’une énième incartade.

Espérant éviter l’internement en maison de redressement, le jeune garçon de 11 ans fugue et rejoint une bande de tziganes.

Habile aux jeux de cartes et aux techniques de maraudage, Cartouche prend ainsi la tête d’une petite bande, en Normandie, avec laquelle il rode ses nouvelles méthodes.
Rapidement, après avoir servi de racoleur militaire, le jeune adulte s’entoure d’anciens soldats et opère son retour à Paris.

À la tête de plusieurs milliers de bandits, le malfaiteur commandite ainsi des vols et des assassinats quotidiens, au sein de la capitale française.

La tête d’un système pyramidal

Afin de mener à bien ses opérations, Cartouche s’inspire de l’organisation militaire, en établissant une hiérarchie et une discipline exemplaires pour diriger ses troupes.

Entouré de nombreux complices, le brigand vole alors les personnalités les plus riches du royaume, en attaquant notamment les bijouteries, les hôtels, ainsi que les carrosses voyageant entre Versailles et Paris.

Soucieux de se faire bien voir auprès de la population parisienne, Cartouche ne manque pas – également – de redistribuer une partie de ses gains aux plus pauvres, ou de payer les dettes de certains marchands de la capitale. Son plus grand fait d’armes reste – tout de même – la prise d’un million trois cent mille livres d’actions du système de Law, à la rue Quincampoix (en 1720).

Âprement recherché par le Régent (aux yeux duquel il est “l’ennemi public numéro 1”) Cartouche (qui avait alors pris le pseudonyme de “Jean Bourguignon”) est finalement trahi par son proche complice Gruthus, en octobre 1721.

Arrêté dans un cabaret, il est condamné à mort puis roué vif en place de Grève (Paris), le 28 novembre 1721 (peu après avoir dénoncé, à son tour, de nombreux acolytes).

Une nouvelle qui enchanta les plus riches, autant qu’elle désola les plus pauvres.

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