Histoire

Quelle est l’histoire incroyable d’Alexandra David-Néel ?

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Grande aventurière, à mi-chemin entre le XIXe et le XXe siècle, Alexandra David-Néel (1868-1969) semble avoir mené plusieurs vies en une seule.
Celle qui fut à la fois une chanteuse d’opéra, écrivaine, journaliste, exploratrice et tibétologue a – en effet – vécu, pendant plus de 100 ans, une existence hors-norme marquée par une grande indépendance et une certaine liberté d’esprit.

Une passion précoce pour les voyages

Fille unique d’un couple franco-belge (son père Louis David était un franc-maçon originaire de Tours, tandis que sa mère – Alexandrine Borgman était une catholique du “plat pays”), Louise Eugénie Alexandrine Marie David est née le 24 octobre 1868 à Saint-Mandé, dans le Val-de-Marne.

Bien qu’étant Française, la jeune fille passe néanmoins une grande partie de son enfance en Belgique où ses parents déménagent en 1873, pour habiter dans la banlieue de Bruxelles (Ixelles).

Élevée de manière rigoureuse, la fillette reçoit des cours de chant, de piano, avant d’intégrer un pensionnat calviniste (sur la décision de son père qui était issu d’une famille huguenote), puis un établissement catholique, au cours de sa dixième année.

C’est durant cette période que la jeune fille se passionne pour les récits de voyage de Jules Verne qu’elle dévore au même titre que les atlas qui lui ont été offerts par son père.

Peu avant son adolescence, celle que l’on surnomme “Alexandra” connaît également une fièvre mystique qu’elle matérialise sous la forme de jeûnes, périodes d’ascèse et autres blessures corporelles.

Guidée par une soif de savoir et d’aventures, la jeune fille – désormais adulte – se convertit finalement au bouddhisme (à l’âge de 21 ans) au terme d’un parcours spirituel qui l’a amenée à étudier le marxisme, l’anarchisme ou encore la franc-maçonnerie.

Les multiples vies d’une aventurière

Passionnée par l’Asie, la jeune Alexandra s’installe à Paris pour apprendre le sanskrit et le tibétain (1890).

Sur les conseils de son père, l’étudiante rentre néanmoins en Belgique pour intégrer le Conservatoire royal de Bruxelles.

Très douée dans ce domaine, elle reçoit le premier prix de chant et occupe – sous le pseudonyme d’Alexandra Myrial – l’emploi de première chanteuse à l’opéra d’Hanoï (alors en Indochine), de 1895 à 1897.

Toutefois, la jeune femme n’aime pas la facilité et décide d’arrêter sa carrière de chanteuse (1902) pour prendre les rênes de la direction artistique du casino de Tunis (une ville où elle s’était installée depuis l’année 1900).

Dès lors, mariée à Philippe Néel (l’ingénieur en chef des Chemins de fers tunisiens), Alexandra David-Néel mène une vie trépidante, jalonnée de voyages réguliers en terre asiatique.
En effet, aidée financièrement par son époux, l’aventurière – ouvertement féministe – ne souhaite pas fonder une famille et préfère sillonner les routes indo-tibétaines.

Sa persévérance est finalement récompensée – le 28 janvier 1924 – lorsqu’âgée de 55 ans la Française devient la première occidentale à pénétrer dans la ville sacrée de Lhassa, la “capitale interdite” du Tibet.

Déguisée en mendiante et accompagnée de son fils adoptif (nommé Yongden), elle met là un point d’orgue à plus d’un an de marche en terre hostile qu’elle relatera dans son ouvrage “Voyage d’une Parisienne à Lhassa”.

Créditée de nombreux essais et autres écrits, Alexandra David-Néel reste aujourd’hui une des références majeures de l’orientalisme, de par son parcours et ses idées.

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