Économie

Qu’est-ce que la “loi de Say” ?

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Vous connaissez peut-être cette loi sous son autre appellation, la « loi des débouchés ». Il s’agit d’une théorie économique énoncée par l’industriel et économiste français, Jean-Baptiste Say.

Selon lui, « la production ouvre des débouchés aux produits » ; un principe qui a été, par la suite, synthétisée sous la formulation plus connue de « l’offre crée sa propre demande ».

Industriel du coton ayant marqué de son empreinte le XVIIIe et le XIXe siècle, le Français Jean-Baptiste Say s’est également illustré comme un économiste productif et influent. Et basée sur sa propre expérience, la « théorie des débouchés » est probablement sa contribution la plus connue à la pensée économique de son époque.

Alors quelle est au juste cette théorie ? Et bien selon cet économiste de l’école classique, l’offre génère sa propre demande ou, plus précisément, toute production « ouvre des débouchés à d’autres produits ».

En effet, par un apport vertueux de l’échange de marchandises, tout producteur va pouvoir faire l’acquisition d’autres biens, grâce aux revenus générés par ses ventes (la monnaie ne faisant office que d’intermédiaire pour régler les échanges).

Selon cette loi, une crise de surproduction est donc impossible et la création de nouvelles marchandises dynamise les échanges d’un circuit économique.

En effet, selon Jean-Baptiste Say – en dernier lieu – les produits ne s’échangent que contre d’autres produits, la monnaie n’étant qu’un simple « voile » faisant office de facilitateur d’échanges. Face à une offre croissante, la demande n’est pas censée poser de problèmes, puisque les producteurs sont « en même temps les consommateurs » ; ces derniers consommant des biens avec leur fruit de leur labeur, matérialisé par des revenus monétaires.

Mais tout n’est pas aussi simple ! Pour que les biens puissent s’échanger librement, il faut – au préalable – qu’ils soient utiles aux yeux des agents économiques. Dans cette perspective, l’utilité est donc une condition sine qua non à la création de débouchés pour les marchandises produites.

Dans un tel système, l’intervention de l’État est donc contre-productive, les politiques publiques devenant même la cause de surproductions sectorielles, le marché n’étant pas en mesure de s’auto-réguler en suivant les préférences des consommateurs.

Particulièrement commentée, cette loi a généré de virulents débats parmi les économistes de toutes les sensibilités.

De manière générale, les Classiques – croyant à l’équilibre général du marché – ont soutenu l’idée selon laquelle l’intervention de l’État dans le circuit économique était néfaste. Un constat que réfutent les keynésiens, pour lesquels une politique volontariste est primordiale en vue de maintenir la croissance économique au beau fixe.

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