Santé

Pourquoi tout ne va pas si mal ?

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Même si le titre de ce podcast peut paraitre provocateur dès lors que l’on examine des vies prises individuellement, il révèle une vérité statistique au niveau mondial. Et ce à différents niveaux. Du point de vue de la santé notamment, le monde est bien meilleur de nos jours qu’il y a quelques décennies (encore une fois si prend en compte des données globales).

Commençons par une donnée strictement économique: l’extrême pauvreté, c’est à dire le fait de vivre avec moins de 1,90 dollar par jour. Elle est passée de 2 milliards dans les années 1970 à 702 millions de nos jours. Elle a donc presque été divisée par 3.

Ensuite le nombre d’enfants mourant avant l’âge des 5 ans dans le monde ne cesse de diminuer depuis 1990. En moins de 30 ans il a été divisé par deux, passant de 12,1 millions à 5,8 millions. Cela est dû en grande partie aux progrès et aux investissements dans les pays en développement pour promouvoir l’usage des moustiquaires contre le paludisme et les forages pour accéder à l’eau potable.

Ensuite dans l’ensemble des pays, les lois sur le travail imposent de plus en plus un âge minimum, ce qui a fait chuter de façon continue le nombre d’enfants qui travaillent. La moyenne mondiale se situe aujourd’hui autour de 17% alors qu’elle était à 28% dans les années 1950.

La courbe des nombres de morts du SIDA est elle aussi encourageante. Aujourd’hui une personne séropositive dans un pays développé comme la France peut s’attendre à vivre aussi longtemps que son voisin en bonne santé. Le taux de mortalité lié au VIH est d’environ 0,14 personne pour 1 000 habitants dans la population, alors qu’il était le double au début des années 2000.

Puis si les nouveaux cas de polio n’ont pas beaucoup diminué au cours des 17 dernières années, c’est tout simplement parce qu’ils étaient déjà proches de zéro grâce aux campagnes de vaccination. Jugez plutôt: en 2016, moins de 40 nouveaux cas ont été enregistrés dans le monde, alors qu’il y en avait 400.000 en 1985.

Enfin dernier critère, les gens globalement mangent davantage a leur faim, quel que soit le continent. En 1961, une personne moyenne consommait 2 200 calories par jour. En 2013, c’est 2 900 par jour. Si on se concentre sur l’Afrique seulement, les chiffres sont passés de 2000 kcal à 2600 kcal.

1 commentaire

1 commentaire

  1. LINORD

    27 août 2018 at 11 h 53 min

    Hormis les océans de plus en plus pollués, les banquises qui fondent à vue d’œil et l’espèce animale marine qui disparait petit à petit, c’est vrai que tout ne va pas si mal. Mais, j’ai le sentiment que plus ça va pour nous, moins ça va pour la biodiversité et la nature. Cette planète a beau être notre mère nourricière, nous sommes peu à nous en soucier.
    P-S: Merci pour vos podscasts grâce auquels j’en apprends un peu plus chaque jour.

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