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Il est possible de se marier avec un mort

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Si l’idée d’épouser un mort vous tente, sachez que le mariage posthume, c’est nom, est possible !

Cette pratique consiste bien à célébrer un mariage entre un vivant et un défunt. Il est autorisé en France dans le Code Civil, par l’article 171. Le voici:

« Le Président de la République peut, pour des motifs graves, autoriser la célébration du mariage en cas de décès de l’un des futurs époux, dès lors qu’une réunion suffisante de faits établit sans équivoque son consentement. Dans ce cas, les effets du mariage remontent à la date du jour précédant celui du décès de l’époux.»

Donc vous le voyez cette possibilité est extrêmement réglementé. Elle ne peut intervenir que pour des motifs graves. Par exemple la présence d’un ou plusieurs enfants communs, ou la stabilité et l’ancienneté de la vie commune ou encore par la seule circonstances du décès (guerre ou attentat).

Et puis bien entendu il faudra la preuve du consentement de l’époux décédé. Depuis 2011 la législation s’est assouplie et il peut être suffisant de justifier du retrait d’un dossier de mariage, de l’achat d’alliances, d’une robe de mariée ou d’un costume, ou encore de la réservation de la salle… Autant d’éléments qui tendent a prouver qu’il y a bien eu volonté de la part du défunt de se marier.

On peut égalementprendre en compte des témoignages, la présence d’un ou plusieurs enfants communs, mais aussi une longue vie de couple. C’est donc assez large.

Ensuite le conjoint survivant doit déposer un dossier au service du Sceau. Ce dossier est examiné par deux procureurs, puis par le président de la République. Lui seul est habilité à donner son accord pour un mariage posthume. En cas de contentieux, un juge peut également se prononcer. L’acte de mariage est établi en mentionnant la date de la veille du décès d’un des époux.

L’époux survivant peut alors être considéré comme veuf ou veuve et porter le nom du conjoint décédé. Financièrement, il peut prétendre au versement de la pension de réversion, de l’assurance veuvage et du capital décès. Si le conjoint est décédé par homicide, il peut poursuivre le meurtrier et prétendre à des dommages-intérêts.
En revanche, en l’absence de testament, le mariage posthume n’accorde aucun droit de succession à l’époux survivant.

Une tradition chinoise va encore plus loin, avec les mariages fantômes. Deux personnes décédées peuvent être mariées et enterrées ensemble! Dans cette culture qui considère le célibat comme une malédiction, le mariage fantôme est censé attirer la bonne fortune.

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