Culture Générale

Pourquoi dit-on “compter pour du beurre” et “prendre des vessies pour des lanternes” ?

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“Compter pour du beurre” est ne pas avoir d’importance ou de valeur. Cette référence au beurre peut sembler étonnante au regard d’autres expressions dans lesquelles ce produit est utilisé pour exprimer l’idée de richesse ou d’abondance, comme “faire son beurre” ou “mettre du beurre dans les épinards”.

La formule “compter pour du beurre” fut popularisée au 19e siècle, mais ses origines sont bien plus anciennes. Déjà dans l’Antiquité, les Grecs et les Romains considéraient cette matière comme la « matière grasse du pauvre » à tel point qu’elle servait plutôt de produit d’entretien pour les cuirs ou les cheveux, que d’ingrédient à incorporer dans les recettes. Au contraire de l’huile d’olive, rare car produit une fois par an.

Même si ceci changea à la fin du Moyen Age, la locution adjective “de beurre” était déjà utilisée pour caractériser quelque chose sans valeur. De là vient certainement notre expression.

D’ailleurs au 19e siècle on dit des filles qui ne trouvaient pas de cavalier lors des bals qu’elles “vendaient du beurre”. Ainsi elles comptaient déjà pour du beurre !

Seconde expression du jour, “prendre des vessies pour des lanternes”, c’est à dire être naïf, se tromper, ou encore se faire des illusions.

Cette expression date du 13ème siècle. A cette époque on disait « vendre vessie pour lanterne » en raison d’une pratique particulière. Des vessies de porc ou de bœuf pouvaient être utilisées comme récipients avoir été séchées. On plaçait une bougie à l’intérieur et leurs parois fines et opaques laissaient passer la lumière. On pouvait donc utiliser ce dispositif comme une lanterne. Les vessies pouvaient donc servir au sens propre de lanternes de fortune.

Quelqu’un de peu observateur pouvait même se tromper et penser que telle lanterne en était vraiment une. Alors, il prenait réellement une vessie pour une lanterme.

De même certains marchands faisaient passer les vessies qu’ils avaient suspendues dans leurs boutiques pour des lanternes et les vendaient en tant que tel.

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